Sicile



Les Italiens sont un peuple de marins. Leurs cités, leurs bateaux, leur intelligence maritime atteste de cette intimité avec la mer. Certes il n’est guère de terre mieux soignée par l’homme que la Toscane, mais rien à mes yeux n’égale leurs cités sur la méditerranée.
Nous irons nous reposer sur l’île de Salina et ses deux volcans jumeaux Dydyma ou Gemella. Nous irons y boire du vin de malvoisie et y goûter les câpres. Nous irons sur l’île de Lipari au pied de sa citadelle éternelle. Vient enfin Vulcano étonnante île colorée de tufs érodés et dominée par un grand cratère d’où coule des fumées de sulfure d’hydrogène déposant leurs cristaux de souffre natif en paillettes jaunes intenses. 
 
35 milles nous séparent du détroit de Messine.
«Et pendant tout ce temps, dans la peine, sanglotant, nous entrons en ramant contre le courant dans le détroit. A bâbord Scylla et Charybde à tribord, épouvantable défilé d’eau salée. Quand Charybde vomit, toute la mer bouillonne et retentit comme un chaudron sur un grand feu, quand son contenu gonfle et se soulève ».
L’Odyssée, livre 12

Deux jours je naviguerai parfois freiné et d’autres fois aidé par les courants des marées entre la mer Tyrrhénienne et la mer Ionienne. Deux jours longeant la côte en contournant l’imposante silhouette de l’Etna.

7 commentaires:

  1. Merci Hervé de nous faire partager ton odyssée, de la Corse enchanteresse à la Sicile parfumée sans oublier le feu sans artifices du Stromboli (impressionnant le mur d'eau-encre). Ici, le ciel a pleuré tout l'été et nous n'avons pas manqué d'eau non plus....

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    1. Merci Colette,
      ne pleurons pas car l'été sera indien.

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  2. Tes paroles dans l'oreille de ceux qui font le temps là-haut car y en a marre de la pluie ! Le soleil nous manque et cela nous déprime car le temps passe lui, sans s'arrêter ni se soucier de notre humeur.... heureusement il y a les voyageurs artistes qui nous font rêver avec leurs mots et leur façon bien personnelle de peindre la nature et de la partager avec nous.... merci Hervé...

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    1. Je comprend ta fatigue, le ciel est peut clément par ici.
      Dans, les rues de Dijon, j'évite l'ombre à la recherche d'un rayon de douceur, alors qu'à Syracuse je cherchais l'ombre pour échapper à la morsure du soleil.

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    2. en chanson
      https://www.youtube.com/watch?v=tbY9ZJXdH1w
      ou
      https://www.youtube.com/watch?v=0ZNnJvVJNmU

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    3. Qui ne connait pas cette chanson magnifiquement interpétée par ces deux artistes de renom, je suis charmée de les redécouvrir, merci pour ce beau voyage en musique.... quel romantique ce Hervé.....

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