Sentence

Les résultats du concours international de peinture aquarelle organisé par l'art de l'aquarelle sont tombés. Je ne passe pas la troisième étape qui me placerai dans les 25 finalistes et reste donc quelque part entre la 26ème et 195ème place, sans savoir laquelle pour autant.
Ma consolation est d'en être là déjà, ce qui sur le nombre d'européens sélectionnés est encourageant. Nous ne sommes pas dans un pays ou l'aquarelle est un art reconnu, sans écoles, et qui ne trouve un écho que grâce à la reconnaissance du public, mais pas des institutions.
Le poids écrasant des représentants américains et asiatiques rend notre progression encore plus difficile.
Mais peut importe, car ma reconnaissance me vient de vous qui me lisez, et de tous ceux qui s'exclament devant un de mes travaux.
Parenthèse pour parler le la peinture aquarelle chinoise dont la tradition n'est plus à prouver, et me demander quelle place on laisse à la création quand chaque artiste présente le même sujet, soit "la jeune fille en tutu devant le temple", "les ouvriers au travail", "le portrait du vieux chinois"...
Tous de la même école, avec le même sujet et les mêmes techniques. Des variations de style bien sur, mais un travail qui reste habité par l'objectif d'aboutir à une esthétique conforme voire photographique, au détriment de la recherche des émotions. Cela n'est pas sans me laisser penser à la cicatrice que laisse les années communistes de Mao ou tous les artistes étaient réquisitionné pour représenter un seul sujet : son portrait.
Ça manque de vie tout cela !
L'occasion de nommer un portraitiste de talent, un des rares qui savent ce que signifie attraper l'âme de son sujet, José Apaza. Bien meilleur peintre qu'informaticien (ses sites ne fonctionnent pas !).
Vous trouverez un article sur lui dans "l'art de l'aquarelle" n°21 de juin 2014 (le dernier).

 

5 commentaires:

  1. Bonjour Hervé! continue continue! surtout continue, c'est ce que font ceux qui gagnent et c'est helas ce que ne font pas les plus sensibles, et souvent les plus valables... j'ai remarqué cela sur pas mal de plans. je ne veux pas par là dire que c'est forcement les moins bons qui y arrivent mais notre monde est dominé par les tenaces alors pourquoi pas conjuguer valeur et ténacité ? et si ténacité parait un peu negatif il y a plein de mots à mettre à la place... chacun le sien... au secret des coeurs....

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    1. Arriver à quoi en fait ?
      Là est la question.
      Je ne cherche ni gloire, ni pouvoir.
      Ce qui importe, c'est de partager et de parcourir LE chemin.
      Le seul possible
      à trouver

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  2. Je suis contente que tu ne nous accable pas sous les visions de jeunes danseuses en tutu ! Laissons la chose à Degas. Je ne suis pas trop branchée vieux Chinois non plus...
    Continue TON chemin, c'est ce qui compte.

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    1. Degas ne m'accable pas, je me reconnais en lui au moins dans la démarche : celle de ne pas se disperser dans les sujets mais de traiter toujours le même jusqu'à en posséder la substance. Et puis quelles lumières dans ses tableaux !
      Pour ce qui est des jolies filles en tutu, le sujet pourrait intéresser mon atelier à deux conditions :
      a : que tu sois le modèle.
      b : sur fond de caveau avec tonneaux pour faire "local".

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    2. Tout un programme.....
      Continue à nous émerveiller et à nous ouvrir les yeux sur la lumière avec tes aquarelles.
      Merci Hervé.

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