Poésie

Contempler l'univers fractale, quand l'infiniment grand est semblable au plus petit grain de terre.
Ultime poésie que nous offre la nature, et qui me relie au tout. Je suis le sable, le vent et l'eau. Enfant de la terre, je suis dans le souffle de la vie et je me noie dans l'amour.
 Le maître pour finir.
Sables mouvants

Démons et merveilles
Vents et marées
Au loin déjà la mer s'est retirée
Et toi
Comme une algue doucement caressée par le vent
Dans les sables du lit tu remues en rêvant
Démons et merveilles
Vents et marées
Au loin déjà la mer s'est retirée
Mais dans tes yeux entrouverts
Deux petites vagues sont restées
Démons et merveilles
Vents et marées
Deux petites vagues pour me noyer.
 Jacques Prévert

5 commentaires:

  1. Wouaw j'aime ce poème de Prévert et les sables qui se meuvent et émeuvent...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Poème d'amour. Un des plus beaux poèmes de Prévert.

      Supprimer
  2. Sublime poème, chanté merveilleusement par la voix de velours d'Alain Cuny dans l'un de mes films cultes : "Les visiteurs du soir", de Carné. Et que dire de tes photos ? Une fois de plus tu me laisses... sans voix.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Dommage que tu n’aies plus de voix, j'aurais bien aimé t'entendre chanter cette chanson.

      Supprimer