Narration, suite

La juxtaposition d'images, apporte une poésie supplémentaire, car il y a les images et le dialogue de ces images. Ici les images d'un même lieu à des instants différents, allégorie du temps qui passe ...
La mer secrète

Quand nul ne la regarde,
La mer n’est plus la mer,
Elle est ce que nous sommes
Lorsque nul ne nous voit.
Elle a d’autres poissons,
D’autres vagues aussi.
C’est la mer pour la mer
Et pour ceux qui en rêvent
Comme je fais ici.

Jules Supervielle – La Fable du monde 

14 commentaires:

  1. Tu imagines combien j'aime ce texte et les photos qui l'accompagnent....
    la Mer est belle partout, aux quatre coins du monde, de la Côte Atlantique aux plages danoises, l'Océan Indien aux mélanges de turquoise et de bleu profond en passant par le vert émeraude, et la mer Rouge qui ne l'est pas.... je l'ai même vu couleur chocolat sur les plages du Sri Lanka, cela dépend des saisons, du temps, du reflet du soleil dans l'eau...
    elle nous offre aussi une telle richesse de poissons et d'êtres marins qu'on ne peut tous les découvrir en une vie, mais en une seule plongée on est dans un autre monde, le monde du silence aux mille couleurs, c'est extraordinaire....
    et quand le soleil se couche, peu importe sur quelle mer, les couleurs Rouge, Orange, Rose mêlées au bleu ciel me fascinent toujours et me transportent ailleurs, l'incroyable mélange de Couleurs me fait un bien fou et je me sens seule au monde face au spectacle le plus merveilleux que la nature nous offre chaque soir... on oublie trop souvent de la remercier pour toute cette beauté qui nous fait rêver...
    merci pour ces mots, merci pour elle, merci pour la nature si belle...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. merci pour ce très beau message, Evelyne.

      Supprimer
    2. elle est ce que nous sommes lorsque nul ne nous voit!
      Tout HOMME est DOUBLE.....le VERITABLE est l'AUTRE...
      OUI? NON?

      Supprimer
    3. Pour moi ce poème évoque l’existence de la mer qui continue sans notre regard. Cette beauté que nous voulons nous approprier par la poésie et l'art, en gardant l'émotion avec nous. Mais qui ne nous appartient pas, et dont l’existence continue sans nous. C'est la condition de l'homme, seul avec lui si personne ne rêve de lui. C'est la condition du rêveur à qui seul importe que cet amour dure.
      Je ne m'engage pas sur le sens de l'homme véritable... car la vérité est en perpétuel mouvement. Etre soit est une quette mais pas un but.

      Supprimer
    4. très beau poème et quels sont encore les poèmes de jules supervielle?

      Supprimer
    5. très beau poème et quels sont encore les poèmes de jules supervielle?

      Supprimer
    6. Je ne connais que "La fable du monde". Découverte récente qui me donne envie de découvrir ses autres texte.

      Supprimer
    7. Lisez de toute urgence "L'Enfant de la Haute Mer" (récit) et "Les amis inconnus" (poèmes).

      Supprimer
    8. Merci Anne. Des lectures qui laissent présager d'agréables moments au chaud, alors que dehors souffle déjà les vents de l'hiver.

      Supprimer
  2. "C'est la mer pour la mer..."
    Magnifiques photos, merci.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Rien ne me fait plus plaisir que ces mots de Supervielle accompagnés de mes photographies apportent autant d'émotion. Merci

      Supprimer
  3. Le tableau des quatre images me plaît beaucoup. (Up)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci, UP Ten Iq.
      Pas de commentaires sur le poème ?
      Mais je pense que tu dois lui préférer les poètes contemporains à "Supervielle"... j’entends par là les surréalistes.
      J'ai gardé le plus beau pour finir le post sur la mer .... Prévert.

      Supprimer
    2. Je peinerais à vous répondre. Je n'ai pas regardé les textes. Je suis lent. Les images donnent assez pour l'instant.
      Hier, je voulais expliquer quelque chose de la sorte sous votre article suivant, mais la note n'était pas satisfaisante.
      Je n'ai, là, pas le temps de la reprendre — je la poste tout de même. (Up)

      Supprimer